Les cinq souffles ou les Vâyus

Les cinq souffles vitaux ou les vâyus

Les cinq souffles vitaux, appelés vâyu constituent dans leur ensemble le Grand Prâna ou Mahâprâna ou encore Le Grand Souffle Vital.

Chacune de ces énergies a sa fonction et sa localisation dans un endroit précis du corps. Ces souffles font du yoga une pratique éminemment énergétique.

Le mot vâyu est traduit par vent ou souffle vital, selon l’idée de mouvement agissant pour les activités et les expériences dans le corps. Imprégnant tout, les vâyus se déplacent à travers le système de contrôle des fonctions telles que : la digestion, la respiration, l’influx nerveux. Bien qu’il existe 49 vâyus dans le corps, cinq principaux vâyus majeurs sont importants à reconnaître.

Ces 5 vayus sont classés comme suit : Prâna vâyu, Apana vâyu, Sâmana vâyu, Udana vâyu et Vyana vâyu.

Le prâna vâyu est l’énergie de la vitalité  et de l’absorption. Il est localisé dans la région de la poitrine.  Il est véhiculé par l’inspiration qui part du haut et descend vers le bas du corps. Il est l’énergie de l’expansion et du recevoir. C’est une énergie qui pénètre entre les espaces claviculaires, thoraciques et diaphragmatiques. Il se déplace vers l’intérieur, vers le centre du corps. Prâna vâyu est l’énergie qui reçoit les choses dans le corps : nourriture (manger), liquides (boire), l’air (respiration) ainsi que toutes les perceptions sensorielles et les expériences mentales. Il assure le maintient de la bonne température du corps par rapport à son environnement, et soutient les organes vitaux, en particulier le cœur. Son châkra correspondant est Anahata Châkra

L’apana vâyu  est au contraire l’énergie de l’élimination situé dans le bas du ventre. Sa fonction est purifiante. IL est mise en action par l’expiration quant celui-ci remonte du plancher pelvien jusqu’en haut du corps en refermant tout ce que le prâna vâyu avait ouvert. Apana vâyu régit l’aptitude à éjecter ou à éliminer ce qui n’est pas nécessaire pour le corps. Il est la force derrière l’élimination des déchets en général, travaillant dans les reins, le côlon, le rectum, la vessie et les organes génitaux.  Lorsqu’il est déséquilibré, il fait apparaître des dysfonctionnement dans les organes de régulation. Il est également la force motrice dans les processus de reproduction et de l’accouchement. Son châkra correspondant est Mûladhara Câkra .

Ainsi donc lorsque vous travaillez les inspirations et les expirations, vous faites travailler les vâyu de l’absorption et de l’élimination, les trois autres énergies se mettent alors en mouvement.

L’udâna vâyu se situe au niveau de la gorge et de la tête et est l’énergie de la parole et de la création. Energie spirituelle par excellence placée dans la région la plus haute des Prânas. Sa fonction est d’ordre mental et expressif. Elle est l’expression de toutes les formes d’idées et permet de dégager la parole et le discours. 
Lorsque udâna  vâyu est déséquilibré, la parole est décousue et on ne peut pas parler ou s’exprimer correctement. Cela peut également provoquer un essoufflement. D’autres problèmes respiratoires particulièrement associés à la gorge peuvent apparaître et qui constitue un obstacle à l’affirmation de soi. Son châkra correspondant est Vishuddha Châkra.

Le sâmana vâyu se trouve localisé entre le prâna vâyu et apâna vâyu dans la région médiane du thorax.  Cette énergie apporte équilibre et constance assurant répartition des autres énergies. C’est l’énergie qui contrôle le feu digestif et le fonctionnement des poumons et des glandes digestives. Il régit également l’assimilation de l’oxygène de l’air que nous respirons. Sur le plan du psychisme sâmana vâyu permet le discernement. Il nous permet d’assimiler l’information. Quand sâmana vâyu est défaillant, perturbé, l’esprit s’affaiblit tout autant. Sâmana vâyu est associé à l’élément feu (Agni). Son châkra correspondant est Manipura Châkra.

Enfin vyâna vâyu est l’énergie de la mobilité, de la circulation et se trouve partout dans le corps. Il distribue la vitalité là où elle manque et assure ainsi le dynamisme tant physique  que psychologique. Ce vâyu imprègne tout le corps,  c’est  la force de liaison. Il n’a pas de siège spécifique, mais plutôt coordonne tous les pouvoirs, tels que la perception sensorielle. Il circule dans l’ensemble du réseau des nadis, canaux ou voies de circulation dans le corps, reliant les fonctions des nerfs, des veines, des muscles et des articulations. Il fait circuler les nutriments et l’énergie. 
Dans le corps, vyâna vâyu régit notre sens interne de coordination, l’équilibre et l’intégrité physique ou la cohésion. 
Lorsque vyâna est perturbé, il y a difficulté de coordination des mouvements, souvent vécue comme de la maladresse. La coordination entre l’esprit et le corps est perturbée et les pensées  peuvent être sans cohérences. Son châkra correspondant est Svâdisthana Châkra

Voici énoncés les cinq souffles vitaux que les yogis invoquent avant de pratiquer dans un but de purification.

Les pratiques de yoga, en particulier les asanas (postures) et le pranayama (respiration), optimisent le fonctionnement de ces vâyus et permettent de les placer sous notre influence. Leurs énergies peuvent ensuite être utilisées pour nous élever vers la spiritualité et être en bonne santé. Il est important dans toute pratique de yoga de placer la respiration en début de séance car cette respiration va harmoniser les postures et permettre de tenir les postures le plus longtemps possible. La concentration associée à une respiration apaisée va permettre de faire circuler tous les vâyus  dans le corps. Ainsi, avec des perceptions sensorielles ouvertes au monde extérieur, avec des organes vitaux en bon fonctionnement, avec des nâdis où circulent les fluides vitaux sans encombre le corps tout entier va trouver sérénité et paix dans le cœur. Les énergies spirituelles vont librement circuler et l’expérience de la libération peut alors s’opérer.

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