Un conte pour l’été.


Il était une fois dans un village de la province de l’Hindoustan, six aveugles qui discutèrent de philosophie. Quand soudain, un roi assis sur son éléphant venu de la province d’acoté traversera la place où se trouvaient les six aveugles.

Le premier des aveugles s’approcha du pachiderme et commença à le palper :

Il dit en caressant le flanc vaste et robuste de l’animal : « cet éléphant est comme un mur. »

Le deuxième aveugle s’approcha et commença à tâter sa défense.

Il dit : « Mais non, tu te trompes cet éléphant ressemble à une lance. »

Alors le troisième aveugle se dirigea vers l’animal pris la trompe ondulante et dit : « Pour moi, cet éléphant est comme un serpent »

Quand au quatrième aveugle impatient s’approcha de l’éléphant et palpa le genou et dit : « Non non, pour moi cet éléphant ressemble à un arbre. »

Le cinquième tendi l’oreille pour entendre le batement de l’oerille de l’éléphant et dit à son tour : «  il est semblable à un éventail. »

Enfin le sixième aveugle qui se trouvait à l’arrière du pachiderme et s’emparant de la queue qui balayait l’air dit : «  je vois que cet éléphant est comme une corde. »

Alors les six aveugles commencèrent à discuter avec passion et longuement de ce qu’ils croyaient voir par leur tâtonnement sur l’animal sans toute fois se mettre d’accord.

C’est ainsi que le roi qui regardant la scénce toujours assis sur son éléphant dit de façon amusée : Qu’est qui vous agite tant ? »

« Nous n’arrivons pas à nous mettre d’accord pour dire à quoi ressemble l’éléphant. »

« Et bien, vous avez tous dit vrai. « dit le roi, et ajoute « Si chacun de vous a touché une partie différente de l’animal, il a réelleemnt les traits que vous avez tous décrits. »

Les six aveugles s’exclamèrent tous ensemble «  « Ohhhhhhh »

La discussion s’arrêta là et ils furent tous heureux d’avoir dit la vérité car chacun détient une part de vérité.

L’élphant symbolise une réalité nommée Brahmanpour les hindous et Allâh pour les musulmans. Les aveugles apprhendent cette réalité unique car ils ignorent que les choses peuvent acquérir un caractère d’untité et universel. Les aveugles, c’est nous bien sûr.

Alors où se trouve l’éléphant, il est partout présent, il brille de mille soleils mais nous ne le voyons pas. Cette une réalité qui nous échappe, occupe l’intégralité de notre champ de conscience. Brahman est décrit comme la réalité infinie, omniprésente, omnipotente, incorporelle, transcendante et immanente qui est la base divine de toute l’existence. Dans les vedaBrahman existe depuis toujours et existera à jamais. Il est en toute chose mais transcende toute chose, il est la source divine de toute Vie. C’est l’Absolu divin : tous les dieux de la religion hindoue ne sont que ses facettes, des incarnations du Brahman. Selon la conception hindouiste, Brahmanne peut se définir qu’en énonçant ce qu’il n’est pas (neti-neti, en sanskrit : ni ceci, ni ceci).

Et pour conclure, la Bhagavav Gîtanous dit dans le chapitre 8 : 

Arjuna dit : Qu’est-ce que le Brahman ? Et l’âme individuelle ?  Qu’est-ce que l’acte, ô suprême seigneur ? Qu’entends-tu par l’essence des êtres ? Par l’essence du divin ?

Krishna répond : L’impérissable est le brahman suprême ; on appelle âme individuelle (âtman) la nature propre de chacun, le devenir des êtres resulte de cette offrande créatrice qui s’appelle l’acte juste.

LaBhagavad Gîtanous dit que l’univers est tout entier pénétré du brahman, dans sa forme non manifestée. Tous les êtres sont en lui, mais je ne suis pas en eux. Dans le même temps, rien de ce qui est créé n’est en lui. Il soutient tous les êtres, Il est partout présent, et pourtant, il demeure la source même de toute création. 

L’enseignement de la Bhagavad Gîtâ propose une intériorisation du renoncement visible (l’agir) sous la forme d’un renoncement invisible (le non-agir) et intériorisé moins susceptible de mettre en déséquilibre la cohésion du monde. Ainsi ce texte s’attache à préciser la nature de la relation entre l’âme individuelle (l’âtman) d’une part et l’âme personnifiée suprême (le brahman) et le monde d’autre part.

Bonne vacances et bel été à vous tous 😉

On se retrouve pour les premiers cours de la saison 2019-2020 : lundi 9 septembre à 20h et mercredi 11 septembre à 19h30.

1 réflexion sur “Un conte pour l’été.”

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